Axe IV : Enjeux de société

« La chaire Jean-Monbourquette sur le soutien social aux endeuillés constitue un geste de rééquilibrage et de rapprochement entre le savoir et l’humanisme ».

(Citation extraite du discours donné par Monsieur Gérard Veilleux, Président de la Fondation Jean-Monbourquette, lors de la création de la chaire Jean-Monbourquette sur le soutien social aux endeuillés, le 11 février 2019.)

Ce quatrième axe de recherche fait directement écho à la prise de parole de Monsieur Veilleux, Président de la Fondation Jean-Monbourquette. En effet, le but ultime de la chaire est de porter la recherche dans ses exigences les plus grandes afin de former au mieux les futures actrices et futurs acteurs d’humanisation de notre société dans un contexte de deuil et d’accompagnement des endeuillés et de leur entourage. Dans ce vaste projet de « rééquilibrage et de rapprochement entre le savoir et l’humanisme », la prise en compte des « enjeux de société » intervient à trois niveaux.

Dans un premier temps, elle vient lui offrir des « contenus expérientiels » qui veulent vivifier le monde de la recherche. Dans un second temps, elle vient interpeller le monde du savoir dans une exigence toujours plus forte de précision et de renouvellement de la culture scientifique. Dans un troisième temps, elle vérifie les liens entre théorie et praxis, recherche et formation permanente. Voici quelques-uns des enjeux que la chaire souhaite traiter en priorité :

  • Le premier enjeu de société que la chaire considère est celui du déni social que certains pans de la société occidentale peuvent opposer face à la mort et donc au deuil (culture post-mortelle). De la recherche, il exigera discernement et analyse pour en retenir les causes complexes et variées.    
  • Le second enjeu de société que la chaire retient concerne l’impact de la culture transhumaniste sur les problématiques de deuil, leur accompagnement et leur résolution.   
  • Le troisième enjeu de société que la chaire examine est la complexification du deuil appelé « deuil compliqué » et provoqué par de nouveaux contextes de société : Flux migratoires, culture ou continent numérique, pandémies avec leurs vagues successives. Face à ces phénomènes, les relations interpersonnelles se voient contraintes à un surcroît d’humanité dont le socle est en mouvance perpétuelle, convoquant la science de l’accompagnement du deuil à un renouvellement heuristique permanent.
  • Le quatrième enjeu de société retenu cible la prétention humaine à bâtir une auto-résolution ou régulation du deuil et de ses étapes, défendues au nom d’une égologie assumée et entendues au sens de la postmodernité.
  • Le cinquième enjeu de société concerne le rapport particulier que la société d’aujourd’hui développe avec le temps. Nombre de facteurs expliquent cette accélération du temps et exigent de la recherche sur le deuil et sa résolution « temporelle » un effort constant.
  • Le sixième enjeu de société que la chaire retient comme objet d’étude vise le désengagement de certaines institutions autrefois engagées voire-même considérées comme expertes en termes d’accompagnement et de résolution du deuil.     
  • Le septième enjeu de société que la chaire privilégie concerne la manière dont certaines cultures et une partie des jeunes générations abordent les questions métaphysiques de la vie dans une vision globale voire cosmologique et écologique.